WILLIAM PIG Le cochon qui avait lu Shakespeare

de Christine BlondelCOMPAGNIE SPECTABILIS

Une fable, une métaphore sur les turpitudes du pouvoir, sur notre société malade de sa consommation… Voici ce que nous propose l’histoire de William Pig, cochon devenu homme, puis homme devenu ministre.
Christine Blondel invente un bestiaire humanoïde réjouissant où La Fontaine et Shakespeare pourraient se reconnaître. Ce cochon, qui après avoir ingurgité « tout-Shakespeare-relié-pleine-peau » devient plus humain que les humains, nous lance à la figure, dans une apparente naïveté, nos travers, nos faiblesses, nos incompétences…

Dans son ascension social, William Pig perdra son « humanité candide », quant aux humains…
Mais loin d’être une fable noire, il s’agit d’une parabole où l’ironie, l’humour, la dérision agissent comme un contrepoint à ce regard lucide sur notre monde. Un texte qui appelle le plaisir, l’invention du jeu au cœur d’une fable tantôt surréaliste, tantôt allégorique… où l’univers poétique de certains personnages descend sur scène tel un souffle rénovateur.

 

Extrait

WILLY. – Pourquoi marchez-vous sur ce fil, mademoiselle ?
GUILETTA. – Parce que je ne sais rien faire d’autre, je crois. En fait, je ne sais pas vraiment pourquoi.
FAST. – Sa mère était danseuse, son père trapéziste, ils ont mis au monde une danseuse aérienne. Rien ne se perd.
GUILETTA. – Oui, voilà : C’est tout simple, finalement.
WILLY. – Peut-être que vous marchez sur ce fil pour obliger les hommes à regarder vers le ciel.
GUILETTA. – Oui. Comment le savez-vous ?
WILLY. – Vous marchez sur ce fil pour… houps !…
This is the air, that is the glorious sun,
This pearl she gave me, I do feel’t and see’t, …houps !…
And though ’tis wonder that enwraps me thus,
Yet ’tis not madness…
FAST. – Tiens. Bois encore un coup, vieux frère. Tu recommences à dérailler.
GUILETTA. – Continuez, Willy, je vous en prie.
WILLY. – Non. C’est fini, c’est passé.
GUILETTA. – Comment ça, passé ? …

 

Mise en scène et scénographie
Jack Percher

Avec
Michèle Amet
Jacques Dolivet
Emmanuel Fornès
Régis Huet
Philippe Languille
Fabio Longoni
Philippe Piau
Emmanuelle Ruault
Cécile Schletzer
Mounira Taïrou
Henri Uzureau

Musique
Jacques Dolivet

Création lumière
Etienne Dousselin

Costumes
Michèle Amet

Maquillage
Carole Anquetil

Prothèse
Alexandra Moulié

Régie lumière
François Villain

Régie plateau
Emmanuel Fornès

Construction
Henri Gallard
Jean-Claude Furet

Le texte est publié aux Editions Théâtrales

 

Dates

Mardi 28 et Mercredi 29 Février à 20h30
Jeudi 1 Mars à 18h30
au Théâtre Paul Scarron

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