Une vie de chien

de Yves Reynaud par la Compagnie Théâtre de la Cruelle

Paul, directeur de la Régie des Eaux de Montclair s’interroge : un bonheur parfait peut-il conduire à une tentative de suicide ?
Mais ce bonheur est-il si parfait ?

Sa chef du contentieux en vient aux menaces. Sa femme décide de l’ignorer définitivement en découvrant que c’est lui qui a assassiné le chien du couple, parce qu’il devenait un concurrent gênant pour sa suprématie masculine.
Ses employés sont en proie à des tourments paradoxaux et mettent en péril la bonne marche du service.
Cauchemar ou réalité ?
Les victimes de sa politique ultralibérale témoignent ; la réalité des faits devient pièce à conviction. Devant ce tribunal, Paul, trop indifférent aux autres pour entendre leurs
souffrances, s’étonne sans comprendre…
Ces petits drames du quotidien illustrent les dérives d’un système économique toujours plus écrasant.
Une Vie de Chien dresse avec humour le triste constat d’une société à deux vitesses.

Petite chronique des années 2000 et quelques, où règne un fascisme diffus et jamais nommé comme tel, comme le souligne l’auteur…
Et si ce fascisme diffus devait avoir le visage de la mondialisation à laquelle nous pourrions attribuer l’émergence de nouveaux maîtres anonymes et incontrôlables, ceux qui baissent ou haussent arbitrairement les prix, spéculent sur les capitaux, déclenchent les crises économiques, font ou défont la mode ou l’opinion.

Les nouveaux maîtres résident aujourd’hui à la City, à Wall Street ou à Bruxelles, et font chaque jour, à chaque heure des milliers de victimes dont le destin tragique
ressemble étrangement à celui de Diana, le personnage de Une Vie de Chien, à qui la Régie des Eaux de Montclair coupe l’eau, faute de paiement.

 

Mise en scène Francis Freyburger

Jeu
Cathy BERNECKER
Martine bertrand,
Héloïse brunet
Yves reynaud,
Jean-Marc ROULOT
Frédéric SOLUNTO

Chorégraphie Louis ZIEGLER
Scénographie Gérard Puel
Costumes Mechthild Freyburger
Lumières Daniel knipper
Création sonore Simon POMARA
Ingénieur son Philippe TIVILLIER
Régie Sophie baer

Coproduction : La Filature, scène nationale de Mulhouseet Les Fédérés, CDN Région Auvergne
Avec le soutien du Théâtre de l’Ephémère et de l’Espal centre culturel du Mans

Le texte est publié aux Editions Théâtrales

Dates

6 décembre 2001 à 18h30
7 décembre 2001 à 20h30

Théâtre Paul Scarron

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