UNE PHRASE POUR MA MÈRE

de Christian Prigent Compagnie Labyrinthes

Une “phrase”, unique, ressassée, scandée de refrains obsessionnels, trouée d’apartés réflexifs et de digressions, enroule un long lamento-bouffe. Son mouvement tente de régler le compte des désirs, des angoisses et des chagrins voués à la figure à la fois tutélaire et défigurée de la mère.

Extrait

ma mère,
je me souviens,
longtemps je me suis touché pour ça de bonne heure,
du chaud de ses fesses,
fesses,
non,
pas bon,
encore moins postère,
popotin,
joufflu,
y aurait d’ailleurs pas mal d’abus,
et surtout pas cul,
plutôt derrière,
c’est doux,
c’est dans les tons sans anomalie des chairs familières…

Texte de Christian Prigent, publié aux Editions POL

Avec : Jean-Marc Bourg

Lumière : Christophe Forey
Assistanat : Fabienne Bargelli

Production Labyrinthes

 

Dates

Mardi 13 et mercredi 14 mars à 20h30

Théâtre Paul Scarron

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