TRENTE-DEUX-DIX

de Luc DumontZététique Théâtre (Belgique)

Carla et Egon se retrouvent et décident de se rejouer des souvenirs de leur rencontre, cinq ans plus tôt.
« Trente-deux/dix » est l’histoire d’une rencontre et d’un jeu.
La rencontre d’un jeune homme, Egon, et d’une jeune fille, Carla, de seize ans et quelques.

« Trente-deux/dix » est aussi une histoire d’amour.
Une parmi les millions d’autres histoires d’amour, et pourtant, unique : elle appartient à Egon et à Carla. Ce qui ne nous empêchera pas de nous y reconnaître par-ci, par-là.

Brute, actuelle, l’écriture de Luc Dumont parle aux ados, les fait parler et surtout jouer. Aude Lorquet et Julien Collard, deux jeunes comédiens débordants de vérité, intimidés et révoltés dans cette impossible rencontre amoureuse, se rejouent leur histoire à coup de souvenirs.
Montrant avec acuité la difficulté d’aimer aujourd’hui, quand on est jeune, fauché, sans illusion ni utopie, nourri des moqueries des bandes ou de photos dégradantes, Trente-deux/dix donne tort aux raisons qui poussent à verrouiller la porte du cœur, car la tension et l’émotion finissent par l’emporter.

Laurence Bertels – La Libre Belgique, 2003.

Extrait

Carla : « Je ne connaissais pas ce quartier. La douche m’a surprise et … Je déteste être la nouvelle.
Des filets d’eau glacés dégoulinaient tout le long de mon dos. J’étais à tordre. Je tremblais par secousses. Je déteste qu’on me voie trembler. Egon, personne ne pouvait le manquer. Seul, sous la drache, à regarder nulle part. Un corbeau sur son perchoir, recroquevillé pour dormir.
Il ne m’a pas vue m’approcher. Certaine. Il me dira le contraire, plus tard, mais je n’y croirais pas.
J’étais à deux mètres de lui, pas plus, quand son œil s’est entreouvert puis aussitôt refermé. Une demi seconde.
Pas fou l’oiseau, il n’avait aucune raison de frôler l’extase. Je n’ai rien d’une Julia Roberts non plus.
Il ne s’est pas enfui, cela m’a suffit.
Je tremblais moins… »

Texte de Luc Dumont

Texte publié aux Editions Lansman

Avec :
Aude LORQUET
Julien COLLARD

Mise en scène : Luc DUMONT
Scénographie : Christine FLASSCHOEN
Aide à la chorégraphie : Edith DEPAULE
Eclairage : Jean-Marc GOURGUET
Photographies : Antonio GOMEZ-GARCIA
Graphisme : Anne CRAHAY

Une réalisation coproduite par le Centre Culturel « Les Chiroux », le Centre Culturel de l’arrondissement de Huy, le Centre Culturel régional de Dinant, le Centre Culturel régional du Brabant Wallon et la Maison de la Culture Famenne Ardennes.
Avec l’aide des Tournées Arts et Vie, du Ministère de la Communauté française, du Ministère de l’Emploi de la Région Wallonne et des Services Culturels provinciaux
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Dates

1er février à 20h30
2 février à 18h30
3 février à 14h30 et 20h30

Théâtre Paul Scarron.

Trente-deux/dix est un moment de l’histoire d’Egon et de Clara…

Soulignons-le, Egon comme Clara, ne peuvent représenter qu’eux-mêmes. Toute ressemblance avec l’une ou l’autre personne de votre entourage serait fortuite !! A moins que…
Mais en aucun cas, ils n’ont la prétention de représenter qui que ce soit, sinon eux-mêmes.
Ils ont vingt et un ans aujourd’hui. Un jour, cinq ans plus tôt, ils se sont trouvés assis l’un à côté de l’autre, comme poussés par le hasard. Ou presque. Egon et Clara sont assis l’un à côté de l’autre, sur la ligne d’un départ.
Ils ont alors seize années de secrets, d’expériences et d’idées. Un bagage mis à l’épreuve d’une rencontre.

« Les filles c’est comme le Maroc. Tu regardes la télé, tu crois que tu connais. Puis quand tu y es, si tu as la chance d’y aller, t’es paumé. Les filles, c’est pareil. Tu crois que tu connais et t’es paumé. »

Trente-deux/dix est aussi l’histoire d’un jeu…

Un jeu auquel se livrent Egon et Clara, cinq ans plus tard. Le jeu des souvenirs.
Un jeu comme pour comprendre enfin. Mais, excusez le truisme, aujourd’hui n’est pas hier.
Dès lors, il arrive que le jeu soulève la poussière là où l’on aurait préféré qu’elle stagne pour longtemps encore.

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