T’as peur ou quoi ? 2ème semaine de création

La semaine dernière, l’équipe de « T’as peur ou quoi ? », nouvelle création du Théâtre de l’Ephémère, a travaillé « à domicile », au Théâtre Paul Scarron. Le décor change après une semaine de travail à la Maison de quartier Moustaki, tout comme il variera lors de chacune des futures représentations : elles auront lieu dans les salles de classe des élèves-spectateurs. Quelques tables et chaises sont alors installées au troisième étage du théâtre, pour simuler l’espace scolaire.

Un nouveau comédien rejoint le projet : Simon Travers, qui vient prendre possession du personnage de Martin, cet adolescent fragile, protagoniste principal de notre histoire. Il remplace Maxime Crochard, qui a rejoint précipitamment l’école du TNB (Théâtre National de Bretagne).

Lors de cette deuxième période de travail, une session de captations sonores de la voix des deux comédiens a eu lieu dans le sous-sol du théâtre. Plus précisément dans le studio de musique, une pièce de taille modeste aménagée dans un recoin de l’atelier, dont un mur est recouvert entièrement d’archives d’anciens spectacles, de factures, et les autres murs tapissés de lourds rideaux de velours rouge ou d’anciennes couverture du magazine Rock&Folk. Un endroit où les techniciens se retrouvent pendant leurs heures creuses pour jouer de la musique. Autour de Simon, assis sur une petite chaise pour lire, des canapés, des guitares et une batterie.

L’attention se portait sur les intentions dans la voix de Simon, la recherche d’un ton juste et en adéquation avec le propos du projet. L’objectif était d’enregistrer les pensées et la vie intérieure de Martin. Il s’agissait de scènes fictives, comme dans un rêve éveillé : Didier Lastère souhaitant donner à entendre ce qu’il se passe dans l’esprit de Martin, en parallèle de l’action réelle qui se passe au présent et à la deuxième personne du singulier. Mais portées par la voix de Delphine Aranega ce sont également les angoisses de sa mère, et ses tentatives d’interaction avec Martin que nous donnons à entendre. Cette mère qui semble incapable d’aider son fils, et qui passe à côté de son problème.

 

Martin parle tout seul.

Ecoute, je ne l’ai pas inventé !

Ce matin. Dans sa chambre.

Peur, peur de quoi ? Non !

Enfin, c’est curieux tout de même !

Toi, tu n’as rien remarqué ?

Les mots ont été répétés et retravaillés jusqu’à obtenir la satisfaction du groupe, bien qu’il ne s’agisse que d’un soutien sonore pour continuer à travailler. L’équipe compte bien affiner les enregistrements vocaux plus tard dans le travail. La séance est suivie d’une discussion autour des morceaux de musique : ceux qui ponctuent le texte d’Arnaud Cathrine ainsi que de nouveaux apportés par Didier Lastère, et qui feront peut être leur apparition dans la pièce.

De nouveaux matériaux pour la suite de la création.

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