SUR LE PASSAGE DE QUELQUES PERSONNES A TRAVERS UNE ASSEZ COURTE UNITÉ DE TEMPS — GUY DEBORD

Film « expérimental »français de Guy DEBORD, sorti en 1959,
réalisé comme un « documentaire à l’envers ».
« Le souvenir de Rembrandt, ce sont les tableaux dans les musées. Alors
nous, nous avons beaucoup d’orgueil, mais pas celui d’être Rembrandt
dans les musées. »
« Ce quartier était fait pour la dignité malheureuse de la petite
bourgeoisie, pour les emplois honorables et le tourisme intellectuel. La
population sédentaire des étages était abrité des influences de la rue. Ce
quartier est resté le même, il était l’environnement étranger de notre
histoire. »
« Les êtres humains ne sont pas pleinement conscients de leur vie réelle,
agissent le plus souvent en tâtonnant, leurs actes les suivent, les
entraînent, les débordent par leurs conséquences. A chaque moment
donc, les groupes, et les individus se trouvent devant des résultats qu’ils
n’avaient pas voulus. »
« Tout comme on n’apprécie pas la valeur d’un Homme selon la
conception qu’il a de lui-même, on ne peut pas apprécier de telles
époques de transformations selon la conscience qu’en a l’époque. »
« La jeunesse s’écoulait entre les divers contrôles de la résignation. »
« Notre vie est un voyage dans l’hiver et dans la nuit. Nous cherchons
notre passage. »
« C’était une réalité en trompe-l’oeil à partir de laquelle il fallait
découvrir la richesse possible de la réalité. »
Extraits du texte prononcé par les diverses voix off du film.
Le spectacle est une adaptation de cette œuvre.
Texte non publié

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