Une phrase pour ma mère
de Christian Prigent
[ Compagnie Labyrinthes ]
Une “phrase”, unique, ressassée, scandée de refrains obsessionnels, trouée d’apartés réflexifs et de digressions, enroule un long lamento-bouffe. Son mouvement tente de régler le compte des désirs, des angoisses et des chagrins voués à la figure à la fois tutélaire et défigurée de la mère.

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ma mère, je me souviens, longtemps je me suis touché pour ça de bonne heure, du chaud de ses fesses, fesses, non, pas bon, encore moins postère, popotin, joufflu, y aurait d’ailleurs pas mal d’abus, et surtout pas cul, plutôt derrière, c’est doux, c’est dans les tons sans anomalie des chairs familières...
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Texte de Christian Prigent, publié aux Editions POL
avec : Jean-Marc Bourg
Lumière : Christophe Forey Assistanat : Fabienne Bargelli
Production Labyrinthes
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