LISBETHS

de Fabrice MelquiotThéâtre des Agités

Quand je vous rencontre, je m’évite tellement que je vous ressemble. Léo Ferré

Hommes et femmes du XXIe siècle.

Que leur arrive-t-il, que nous arrive-t-il ?

Tout à coup, Lisbeth a fait irruption dans la vie de Pietr, rue Michelet à Tours.

Ils vont s’aimer et faire un enfant face à l’océan…

La passion entre un homme et une femme.

Une histoire d’amour peut-être…

Mais lorsqu’il descend du train à La Rochelle, Lisbeth est une inconnue.

Une imparfaite inconnue. C’est Lisbeth. Lisbeth et une inconnue.

« Suis-je le seul à – sommes-nous les seuls ?
D’autres femmes, d’autres hommes ont-ils subi la même – La même quoi ? »
Lisbeths nous révèle que le théâtre vient répondre à une quête dont chaque être humain est porteur, une quête de sens sur l’amour, qui est aussi une quête de connaissance de soi, mais ce voyage est en même temps une terreur – un désir épouvanté de l’autre – double – l’autre Lisbeth.

Pietr décide de mettre cette énigme au centre de sa vie – l’énigme de l’autre – et de rêver cette partition de l’amour dont personne ne sait écrire les mots.

Nous nous y perdrons, et pour bien comprendre, ne faut-il pas l’accepter ?
C’est peut-être cela le sujet de la pièce : une hantise masculine enfouit – des terreurs profondes – la terreur de vivre, de désirer, d’assumer son désir : chercher à vivre avec une femme et faire un enfant.
Dans ce théâtre, l’espace est celui de l’imaginaire : l’espace mental de Pietr : l’homme démantibulé inventant sa ou ses Lisbeth(s) : un homme simple « se posant trois ou quatre questions sur qui il est, dans une chambre d’hôtel ».
Fabrice Melquiot dessine un univers singulier : un Théâtre de la parole où la langue permet d’être présent en plusieurs lieux à la fois, autorisant tous les possibles, démultipliant les Lisbeth(s), les pensées contradictoires… et où les mots vont plus vite que les images. Un texte entre gravité, rire, angoisse, légèreté, inquiétude… Un des plus beaux textes du répertoire contemporain.

Jean-Pierre Berthomier, metteur en scène

Lisbeths est l’écriture dramatique du Corps amoureux. Ce qui fait drame, chez Melquiot, c’est la genèse du sentiment amoureux, entraînée par la puissance du sexe. Corps, Sentiment, Sexe : voilà dans quoi le personnage est pris et doit frayer sa voie. Cela pourrait être tout à fait simple. Mais rien n’est plus compliqué que l’amour, parce qu’il n’existe pas. N’est-ce pas là le ressort de l’amour même : son manque ? Melquiot ouvre cet espace incertain et trouble du manque : la puissance du désir sexuel, le rêve de l’accord parfait, le désaccord au moment du passage à l’acte, la peur de l’autre, l’incompréhension, la démystification du miracle amoureux. « L’amour comme rencontre avec l’incompréhensible » pour reprendre les mots judicieux de la psychanalyste Clotilde Leguil. Ce sont les méandres de cette rencontre que nous allons tenter de rendre visible et sensible.

Frédéric Vossier, dramaturge

Avec :
Philippe Lebas
Claire Aveline

Dramaturgie :
Frédéric Vossier

Lumière / Décor :
Alain-Bernard Billy

Régie plateau :
Eric Seldubuisson

Costumes :
Pascale Robin

Musique :
Deerhunter « Cicadas »

Production :
Théâtre des Agités

Coproduction :
Centre de Beaulieu
Théâtre Auditorium de Poitiers-Scène Nationale.
Avec le soutien de la Maison du Comédien Maria Casarès, ANETH – Aux Nouvelles Ecritures Théâtrales Paris, la Maison de l’Architecture Poitou-Charentes

L’Arche est éditeur et agent théâtral du texte représenté

Dates

Mardi 27 avril 2010 – à 20h30
Mercredi 28 avril 2010 – à 20h30
Jeudi 29 avril – à 18h30
Vendredi 30 avril – à 20h30

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