L’INATTENDU — FABRICE MELQUIOT

 

Liane.

 

Dans une chambre, Liane danse.

Tourne en silence.

 

En chemise de nuit, tourne Liane.

Contre elle, une veste d’homme.

Liane a l’air petite contre sa veste grande.

 

Autour de Liane, un lit défait.

Une table sur laquelle une bougie se consume.

Deux chaises.

Une bassine, une serviette, un gant de toilette, un miroir, une bouteille de gnôle.

Tout ça cloué.

Dur.

Pas bouger.

 

Au fond, des vêtements sur des cintres.

Costumes d’hommes, robes d’été.

 

Autour de Liane, des flacons de verre, par dizaines.

 

Entre la lune et la nuit noire, dans la chambre de Liane, on entend la rumeur du fleuve, tout près.

 

1.Noir

 

LIANE, chanté.

Liane à vau-l’eau

L’amour s’en va boire à l’aiguière

Du ciel

Liane là-haut

La lune a les pieds dans les fers

Et scelle

 

Dans une saute de vent

L’estuaire où tu baignes

Le bagne d’où je t’aime

Dans une saute de vent

L’amour se prend des beignes

Et peigne

Des arcs-en-ciel échevelés

Regarde j’ai l’air d’un tigre en plus petit

La peau, c’est rayé par la vie

La mienne à toi prêtée

Pas de pot

J’ai l’air d’un tigre en plus petit

Liane les cœurs

Cousent les ourlets de peine

Et meurent

Liane c’est l’heure

De rêver d’une vie de chêne

J’ai peur

 

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