L’heure du lynx

Per Olov Enquist – Théâtre de l’Ephémère

Un jeune homme est interné dans une prison psychiatrique, c’est l’assassin de deux personnes. Un acte de violence pure. Sans raison apparente.
Ce jeune homme devient l’objet d’une expérience menée par une jeune psychologue.
On lui confie, comme à d’autres prisonniers, un animal de compagnie, un chat.
« Histoire d’étudier son comportement »… L’expérience rate…

Une femme pasteur est alors appelée en renfort, pour essayer de dénouer le drame…
Nous entrons alors dans les profondeurs de l’âme, dans l’insondable.
Qu’est-ce que l’humanité, la vérité de l’humain et le sens profond de ses gestes ?

L’assassin nous révèle la grâce.

« Le fou parle de Dieu, la révélation est poignante, faite de mots simples ».

Tout s’est joué dans la vingt-cinquième heure, l’heure du lynx, celle où il est en dehors.

Propos…

A présent, je mesure que j’ai pris la décision d’entrer dans une œuvre dramatique grave et puissante.

Il y est encore question de « révélation », et certains de mes amis n’ont pas manqué de me faire remarquer quelques similitudes troublantes avec « La Guitare ».
Bien sûr, ils n’ont peut-être pas tort. Là encore, on peut parler d’une fable « fantastique », une parabole et l’adresse directe au public y est un élément clef qui permet de se jouer du temps et de l’espace.

Le lieu de l’histoire se trouve aux frontières de l’humanité, une de ces zones de non-droits, un service de sûreté où un jeune assassin subit une expérimentation cruelle qui tente de rechercher et de comprendre les motivations de la violence à l’état pur.

Trois personnages dans un espace dépouillé. Un huis-clos terrible, cerné par une lumière qui cloue et fait prisonnier l’homme qui est l’objet de l’observation clinique et mentale et qui délimite le terrain d’un combat entre la théologie et la science, entre la réalité et la fiction et qui laisse peu à peu la place à la transcendance. Toutes les certitudes s’écroulent.

Et si à force d’essayer de comprendre les failles, les fractures des autres, on pouvait ne plus en revenir et s’y perdre à jamais.

« C’est très facile d’essayer d’expliquer mais de comprendre… »

Que dire quand l’homme est dans sa vingt-cinquième heure et qu’il s’échappe de lui même et de la logique du temps présent et nous révèle la vérité de l’humain et le sens simple de l’amour…

Didier Lastère.

 

Texte de : Per Olov Enquist

Traduction : Asa Roussel

Mise en scène : Didier Lastère
Assisté de : Mohamed Bennouar

Avec : Brigitte Joinnault, Sabine Londault, Christophe Gravouil

Scénographie : Anne Pitard, Didier Lastère
Costumes, accessoires : Anne Pitard
Lumières : Pascal Batard
Espace sonore : François Chevalier
Régie générale : Pascal Batard, Jean-Claude Furet
Dramaturgie : Marie-Christine Balcon, Isa Bonnet, Michel Marty

Photos du spectacle : http://www.flickr.com/photos/theatredelephemere/sets/72157627060483776/

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