LE JARDIN DE MA MÈRE

de Didier bardouxNBA Spectacles

«Le jardin de ma mère » est, après «Le mariage de ma cousine », le deuxième volet de la trilogie familiale écrite et interprétée par Didier Bardoux. Conteur et comédien, il s’intéresse à la mémoire des humbles, aux petites histoires, anecdotes et habitudes de ceux qu’il a rencontré et qui l’entourent depuis son enfance.

« Le paradis des isolés, c’est là qu’on allait le dimanche pique-niquer au bord de la « fontaine sans fond »… et où avec mon frère on s’affrontait à la pêche à la ligne et on jouait à « la grande guerre des moutons ». Mon père s’offrait le luxe du jardinier : s’endormir au milieu de ses légumes pour les écouter pousser, pendant que ma mère faisait chanter ses roses préférées.

Entre vrais faux souvenirs d’enfance revisités par des paroles d’aujourd’hui et la magie des mots et des notes, une cérémonie sensible où l’eau coule entre les dalles de la vie, une poésie du quotidien distillée par deux marchands de bonheur et de chansons».

Didier Bardoux

 

Extrait

« Ma mère descend dans son jardin par l’escalier de sept marches, drôlement joli pour les photos, mon frère et moi on l’a descendu plein de fois, sur la tête, surtout mon frère, en robe, une très belle robe de chambre, avec son bol de café à la main.
Elle traverse la cour, treize dalles de pierre, et franchit le petit portail en bois qui s’ouvre en faisant ding ding.
Pour faire trois petits tours.
Le premier tour c’est un tour de reconnaissance, elle fait le tour de son périmètre : longueur par largeur. Imaginez. Y’a la grande allée latérale qui fait le tour des massifs et en plein milieu, le grand massif central.
Dans le jardin de ma mère, y’a que des fleurs en « ya ».
Fières d’elle, fière d’elles, elle les laisse se réveiller, se révéler, exprès pour elle, elles s’ouvrent le matin et se ferment le soir. (…) »

« Nous le dimanche, on va pas voir la mer. On part à pied juste à l’heure de la messe pour bien montrer qu’on n’y va pas, on passe devant le monument au morts où notre nom est masqué, on traverse tout le bourg avec une petit carriole « la dimanchette », pour mettre, à l’aller le pique-nique bien couvert par une nappe vichy – sans s’arrêter, sauf mon frère et moi qu’on achète le pain en vitesse, avec la monnaie des carambars à un centime ou des décalcomanies de corsaires, mais des fois y’a madame Lardeux qui prend ses gâteaux et c’est long.(…) »

« Moi et mon frère, c’est notre terrain d’aventure. Notre jardin public mais privé quand même. On coupe les bambous pour faire des cannes à pêche et prendre des poissons déjà épluchés dans la fontaine sans fond.
On joue à Tépacap : c’est faire le toréador sur une vache Maine Anjou, sans se faire bouser et à ce jeu là mon frère il est fort et on cueille à l’épuisette des sapula bouses de vache séchées.(…) »

 

Texte de Didier Bardoux

Conception-jeu : Didier Bardoux
Musique – jeu : Sébastien Mesnil

Mise en scène : Valérie Deronzier
Assistant : Pierre Sarzacq

Décor et Lumière : Cyrille Guillochon
Costumes : Béatrice Laisné
Construction : Thierry Deschamps
Complicité : Jérôme Aubineau

Production : Compagnie NBA Spectacles

 

Dates

Mercredi 18 octobre à 20h30
Jeudi 19 octobre à 18h30

Théâtre Paul Scarron

 

 

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