Le Gardeur de silences — FABRICE MELQUIOT

 

Une chambre.

Les rideaux sont tirés.

Le soleil se faufile çà et là.

Taches de lumière sur l’accoudoir du fauteuil, sur une plinthe, sur le bord du lit.

Allongé, Séraphin Huppe s’agite, repoussant la couverture à ses pieds, comme s’il avait trop chaud.

Près de lui, Saeéna, sa petite-fille esquisse quelques pas de claquettes en pantoufles.

Elle rit.

 

SAÉNA.

En pantoufles évidemment les claquettes c’est pas tout cuit

C’est comme le patinage en espadrilles

Je dis ça pour t donner une idée

Pépé

J’ai esquinté un ongle

 

Elle recommence quelques pas de claquettes.

Séraphin s’agite.

 

SÉRAPHIN HUPPE.

Saéna, tu me donnes chaud de bon matin.

 

SAÉNA.

J’arrête.

 

SÉRAPHIN HUPPE.

Non continue.

 

Elle reprend sa danse.

 

SAÉNA.

Tomber en sortant d’un café

C’est un accident du travail ?

 

SÉRAPHIN HUPE.

Pour ton père oui

Tu m’apportes un verre d’eau ?

 

SAÉNA.

Tout de suite

 

Saéna traverse la chambre à tâtons, se cogne au sommier du lit.

 

SAÉNA.

Aïe !

 

SÉRAPHIN HUPPE.

Tamalou !

 

SAÉNA.

Il a bougé le lit ?

 

SERAPHIN HUPPE.

C’est ma faute Tamalou je m’agite.

 

SAÉNA.

Un bleu de plus ou de moins

Pépé t’es plus énervant que le piment à m’appeler Tamalou tout le temps c’est pas malin

 

Vous voulez connaître la suite ?

Plusieurs possibilités :

Commander le texte dans une bonne librairie (Editions L’Arche)

L’emprunter à la médiathèque du Mans

Venir le lire à la bibliothèque-centre de ressources du théâtre Paul Scarron. Le fonds est composé de 3000 textes édités ou non, d’ouvrages de référence, de pédagogie, d’histoire du théâtre, …. N ‘hésitez pas à nous appeler pour annoncer votre visite.

,

Les commentaires sont fermés.