LA MARCHE

de Bernard-Marie KoltèsThéâtre en Actes

Quatre personnages amoureux… les sentiments submergent.

Raconte moi… raconte moi
toi que mon âme a aimé, raconte moi
où tu meneras aux champs, où tu coucheras les bêtes quand ce sera midi…

La guerre qui environne… La réalité qui accable

Avant même que les murs tombent, ils criaient et même avant que l’on puisse se douter de rien, tout à coup, ils se sont mis à crier.

Il faut avancer sur ce chemin balisé de lumière trop vive.
L’engagement est inscrit dans les corps, la parole intime et responsable comme une marche…

Jean-François Cochet.

L’oiseau qui chante ne sait pas s’il va être entendu.
ANONYME

 

Mise en scène : Jean-François Cochet

Avec :
Thierry Delhomme
Jean Paul Dubois
Katia Grange
Béatrice Pasquier

Scènographie : Eric Minette
Costumes : Gwenaëlle Rocheron
Création lumière et sonore : Rodrigue Montebran

 

Dates

9, 10, 12 et 13 mai 2006 à 20h30
11 mai 2006 à 18h30
14 mai 2006 à 17h

Théâtre Paul Scarron

 

Dans La Marche et dans l’écriture de Koltès en général les personnages parlent toujours du monde dans la conscience de leur propre condition et de leur vie dans la conscience du monde. Ce dilemme offre les bases d’un théâtre tragique et lyrique, mais le génie de Koltès est de considérer comme postulat que ces personnages sont frappés de « langage poétique », leur lyrisme n’est pas le résultat de la mise en forme de leur pensée mais bien d’une capacité naturelle à restituer au monde de façon simple et magnifique leurs univers intérieurs.

Koltès écrit et met en scène la marche en 1971 alors qu’il n’a que 23 ans. Ce texte est incandescent ; chaque mot semble l’aboutissement d’une absolue nécessité, et Koltès évitant toute complaisance, plaque au sol son écriture pour en faire une extraordinaire poésie du réel.

Ainsi dans le texte les fiancés, environnés par la guerre, font de leur amour un acte de résistance. En effet malgré eux ils dénoncent en voulant vivre. C’est qui ils sont et ce qu’ils font qui détermine leur parole, comme Koltès le dit lui-même dans l’annexe de « Quai Ouest » : on ne devrait pas déduire la psychologie des personnages d’après le sens de ce qu’ils disent, mais bien dans leurs actes. .

Jean-François Cochet

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