HISTOIRES-POST-IT, on est bien peu de chose quand même.

Histoires courtes et insolentes sur les petits mots de la grande vieThéâtre de Romette

Des petits bouts de papier sur lesquels on écrit des numéros de téléphone, un rendez-vous, ne pas oublier… je t’embrasse… à bientôt… merci.

Petits mots de l’instant, ils ne sont ni archivés, ni réutilisés et finissent bien souvent à la poubelle.
Collés sur le frigo, sur la table ou sur un dossier, ces petits carrés jaunes font partie de notre quotidien.

 

Extrait

L’HOMME .
Alors on fait du jogging ?
Le père hoche la tête.
Alors on fait du bowling ?
Le fils hoche la tête.
Alors on fait du canyoning ?
La fille hoche la tête.
Alors on fait du Body Building ?
La mère hoche la tête.
Alors on fait du Moutain Bike ?
Tous hochent la tête.

Alors on fait de l’hydro speed ? Du surfing ? Rafting ? Cliff hanging ? Speed ball ? Land Rover ? Goldwinmayer ? Sportswear ? Big Apple ? Self made man ? GiantBurgerCheeseMacBacon ?

Il sort. Ils hochent la tête à n’en plus finir.

Sophie Lannefranque .

Si tu rentres avant moi ne m’attends pas je te quitte !

Ta mère est dans le congélo !

Compte mourir hôtel-dieu 18 heures appelle si tu rentres avant sinon… à plus tard !

Vac le Sililaconne 20 ans d’moins, vac la chirurge 15 ans d’moins, vac la crème tirides là 10 ans d’moins, vac le botox 7 ans d’moins, vac le baume là 5 ans d’moins, vac la teinture 3 ans d’moins…
Va bien finir par mourir jeune !

Perrine Griselin .

Commande d’écriture à : Emmanuel Darley, Perrine Griselin, Sophie Lannefranque, Fabienne Mounier.

Mise en scène : Johanny Bert
Dramaturgie et assistante mise en scène : Chantal Péninon
Interprétation : Maxime Dubreuil, Julien Geskoff
Scénographie : René Delcourt

Notes

La main du manipulateur.
Un post-it collé sur son doigt, un visage dessiné au feutre c’est un début, un personnage.

Plusieurs Post-it collés sur les 10 doigts du comédien, c’est une foule.
C’est le principe de la marionnette à gaine, ce sont des marionnettes, dans un petit cadre-castelet, cadre de vie pour personnages carrés.

Les deux comédiens sont à vue tout autour de ce cadre, ils dessinent les personnages, les transforment, leur donnent des mots, des espaces.

Une esthétique assez simple, épurée, basée sur les personnages eux-mêmes et sur les situations. Les gueules sont dessinées au trait, directement sur le papier, à la manière de dessins d’humour.

Quatre auteurs ont été sollicités pour écrire de petites histoires courtes, et même très courtes. Des personnages récurrents, d’autres qui passent, des histoires sans paroles, d’autres basées sur les mots (le visuels venant contredire ou décaler le texte).

Profiter de la naïveté de ces petits personnages Post-it pour dire le pire, le grinçant, le quotidien ou l’exceptionnel, sûrement avec humour.
Parler de la consommation, du jetable (les objets comme les gens).
Le papier permet que les personnages puissent être découpés, chiffonnés, brûlés, que l’on puisse changer leur attitude, au crayon, pendant le jeu.

Dates

28, 29 et 30 septembre 2006 à 18h30.

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