GAGARIN WAY — GREGORY BURKE

La scène se passe de nuit dans une réserve de marchandise à l’intérieur d’une usine. Il y a une porte avec un petit vasistas, et des gros cartons empilés le long des murs. Plusieurs cartons, qui serviront de siège, sont posés ici et là. Deux hommes sont en scène. Tom, en uniforme de vigile, se tient adossé au mur à côté de la porte. Eddie, qui porte un blouson de marque, jeans et baskets, regarde par le vasistas.

EDDIE. – C’est pas lui.

TOM, chuchote. – Non ?

EDDIE. – Non.

Temps.

TOM, chuchote. – C’était qui ?

EDDIE. – Je sais pas… un con qui passait par là. ( Il se détourne de la fenêtre.) Pourquoi tu chuchotes ?

TOM. – Je ne sais pas.

EDDIE. – Arrête.

TOM. – Pardon. (Petit temps.) Je suis un peu… nerveux.

EDDIE. – Y a vraiment pas de quoi. (Temps.) C’était un peu tôt pour Gary.

Temps.

TOM, se déplace nerveusement vers le milieu de la pièce et s’assied. – Alors qu’est-ce que tu disais à propos de Sartre ?

EDDIE. – J’en disais rien du tout. C’est tout qui parlais de lui.

TOM. – T’as dit que c’était de la daube.

EDDIE. – J’ai jamais dit que Sartre était de la daube.

TOM. – Si.

EDDIE. – Jamais. (Petit temps.) J’ai dit, faut lui accorder ça, il a trouvé des titres bien accrocheurs pour ses bouquins, l’enfoiré. L’Être et le Néant, c’est un putain de bon titre pour un bouquin, tu vois. Mais il était bien obligé de trouver des bons titres pour pouvoir les fourguer avant que les gens se rendent compte qu’à l’intérieur, c’est de la daube.

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