FAT

de Côme de Bellescize
Théâtre de l’Éphémère

C’EST UN SUPER HÉROS QUI, DANS SON ENFANCE, FUT UN GROS, CELUI QU’ON RELÉGUAIT AU FOND DE LA CLASSE : FAT, LE GROS, LE GRAS, LE MAUVAIS EN SPORT !

Un jour, un traitement hormonal mal dosé l’a transformé en fort, la graisse s’est muée en muscle et Fat est devenu super- héros !

Et il s’est mis à terroriser les bandits et les méchants. Le monde l’a admiré, la presse a magnifié ses actions, les enfants ont rêvé de l’imiter.
Mais Fat est devenu vieux, et dans la vieillesse, il retrouve les fragilités et les complexes qu’il avait si soigneusement dissimulés, il y retrouve peut-être aussi une part d’humanité.

Quand Didier Lastère m’a parlé de son envie de travailler sur les super-héros, j’ai d’abord été amusé : il y avait un tel décalage entre cet homme, pas très grand, pas très svelte, pas très jeune et l’imaginaire de surhomme body buildé, dopé à la testostérone, que cette thématique m’a immédiatement semblé porteuse de germes comiques et poétiques éminemment théâtraux. Puis, dans le travail, une dichotomie s’est mise à jour. D’une part, il y a l’adolescence, si présente chez lui, qui aime s’enthousiasmer, rêver et chez qui l’idée même de voler, de traverser les murs provoque un émerveillement naïf et joyeux. De l’autre, j’ai ressenti très vite une défiance vis à vis de ces figures qui ont la violence comme seul langage, qui s’adressent à des pulsions de peur et de repli, et dont le pouvoir de propagande m’a immédiatement alerté.
Alors nous avons imaginé un super héros à bout de souffle, au bout de sa vie et qui doit renoncer !

Côme de Bellescize partage son activité entre l’écriture et la mise en scène de théâtre et d’opéra. Dans ses textes, Côme de Bellescize travaille sur des architectures de récits complexes où ses personnages se confrontent à leurs monstres, leurs désirs, leurs fantômes… Questions éthiques ou politiques, ou simples relations humaines, son théâtre est une école de la complexité où la fiction doit pouvoir créer les conditions d’une bonne distance, où la réflexion se marie au jeu, l’âpreté du drame à la poésie, le sérieux au grotesque et à l’invraisemblable.
En 2004, il crée la compagnie du Théâtre du Fracas avec Vincent Joncquez.

Deux rendez-vous avant la création :
à Laval et au Mans

LECTURE du texte par Didier Lastère 
– Vendredi 17 novembre 2017 à 18h au Studio du Théâtre à Laval
– Lundi 20 novembre 2017 à 18h30 au Théâtre Paul Scarron

CRÉATION

22, 23, 24 et 25 mars 2018
Jeudi 22 mars à 18h30, vendredi 23 à 20h30, samedi 24 et dimanche 25 à 17h

et

4, 5, 6 et 7 avril 2018
Mercredi 4 et vendredi 6 à 20h30, jeudi 5 à 18h30, samedi 7 avril à 17h

> Une rencontre avec l’équipe artistique vous est proposée à l’issue de la représentation du jeudi 5 avril.


Texte et Mise en scène :
Côme de Bellescize
Avec : Didier Lastère
Lumières : Thomas Costerg
Son : Lucas Lelièvre
Costumes : Colombe Loriot Prévost
Régie générale : Stéphane Hulot, Rafi Wared

Production : Théâtre de l’Ephémère – Scène conventionnée pour les écritures théâtrales contemporaines.

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