DONC Jean-Yves Picq
Théâtre de l'Ephémère
Après près de 10 années de tournée, nous proposons une nouvelle forme à DONC.
Ce spectacle créé en 2002 a été représenté près de 200 fois dans des salles de spectacle, il est désormais également joué dans une version "légère".
Une proposition sans décor, qui se déroule dans un bistrot, une grange, chez l'habitant, une cour... autant d'espaces à imaginer qui peuvent réunir entre 30 et 80 personnes.
La Marseillaise – samedi 26 décembre 2009 Vu au Théâtre des Halles. La pièce de Jean-Yves Picq, aux accents « Beckettiens », fait parler le silence quand celui-ci est la négation du langage.
Ainsi « Donc » ou la parole funeste. Assis sur des tabourets, trois hommes discutent. De tout et de rien... surtout de rien ! Leur conversation débute toujours sur des termes monosyllabiques, des interjections, généralement suivies de stupides phrases stéréotypées, destinées essentiellement à meubler le vide d'un insupportable silence. Ils causent... L'objet de leurs discussion, c'est ce quatrième personnage, un peu en retrait, qui ne dit rien et de qui il est impossible d'obtenir le moindre mot en retour. Et cela les énerve, les excite à un tel point que très vite leurs commentaires se changent en invectives, leur énervement en colère, voire en une fureur haineuse qui pourrait bien devenir meurtrière envers cet « étranger » muet qui ne respecte pas leurs règles. Jean-Yves Picq pratique une écriture théâtrale que l'ont pourrait qualifier de post-beckettienne. Il déconstruit un langage quotidien dans le style « café du commerce » ou « brève de comptoir » pour démasquer sa dangerosité réductrice, sa dimension caricaturale par rapport à une réalité qu'il ne peut traduire que comme le ferait un miroir déformant. On ne sait que trop, et depuis longtemps déjà, que le monstre n'existe le plus souvent que dans le regard du spectateur et, encore une fois, c'est bien le cas ici. Dès leur apparition... nos trois personnages provoquent la plus complète hilarité du public. Par leurs mimiques, leurs tenues vestimentaires aussi. Dans leur conception du spectacle, Didier Lastère et Jean-Louis Raynaud ont choisi délibérément de jouer avec leurs complices Patrick Mickaëlis et Jean-Pierre Niobé, sur les contrastes par rapport à la situation qui devient assez vite celle d'un pré-lynchage. Comme le fis jadis Samuel Beckett, il s'agit bien ici, par l'entremise du spectacle, de révéler la dimension tragique du comique. Et inversement. La puissance d'expression des interprètes, la virtuosité de leurs échanges verbaux forcent l'admiration. ... tous ces éléments contribuent à faire de cet événement théâtral une vraie réussite. Henri Lépine.



- Non mais, pourquoi il ne dit rien, celui-là - C’est vrai - Dis quelque chose - Parce que pourquoi tu es là, sinon - Oui - Hein - Dis quelque chose - Parce que pourquoi tu ne parles pas, sinon - Ouais - Sinon, hein - Eh bien dis - Pourquoi ça - Hein
- Il y en a, ils se taisent - Ouais, il y en a, il se plantent là et il se taisent - Bon, et on est tombé sur un de ceux là - Bravo - On a gagné le gros lot...
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9 décembre 2011 - Svet des Coévrons (53) au Camélésien - Chammes 10 décembre 2011 - Svet des Coévrons (53) au café des Sports - Voutré
5 mars 2012 - Maison d'arrêt d'Angers (49) 6 mars 2012 - Maison d'arrêt de Fontenay le comte (85) 7 mars 2012 - Maison d'arrêt de La Roche sur Yon (85) 12 mars 2012 - Maison d'arrêt du Mans (72) 13 et 14 mars 2012 - Maison d'arrêt de Nantes (44) 14 mars 2012 - FAL 44 - Nantes (44) 15 mars 2012 - Maison d'arrêt de Laval (53)
Automne 2012 Chez l'habitant dans la région nantaise.
Disponible en tournée !
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« Liste des créations

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Conception & réalisation : Didier Lastère et Jean-Louis Raynaud Interprétation : Didier Lastère, Patrick Mickaëlis, Jean-Pierre Niobé, Jean-Louis Raynaud
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