Comédies au village

Théâtre de l’Ephémère

Ce qui m’a toujours fasciné au théâtre, bien au-delà de l’histoire, c’est le jeu de l’acteur.
Alors, tout naturellement, je ne peux que me tourner vers les richesses oubliées qu’offre le théâtre populaire du début de la Renaissance italienne.


L’acteur « histrion » est roi, il est si maître de sa technique et de son jeu qu’il peut apostropher en à parté son public et lui redire chaque soir, s’il en était besoin, qu’il n’assiste au bout du compte qu’à un jeu.

Angelo Beolco, dit Ruzzante dans son univers de faquins, de vilains, de duperie, de mensonges, laisse la place à l’acteur et à son jeu. Il a le génie du dialogue, incisif et efficace, qui donne une âme à ses pièces d’un comique tumultueux et inquiétant.
Il trace la route pour notre théâtre ambulant, qui chaque soir, de place en place, installe son vieux plancher peint, sa machinerie de bois et ses rideaux au rouge passé. Et chaque soir, les acteurs forains jouent leur comédie…

Didier Lastère.

 

Note de mise en scène
Le grotesque

Le fantastique du grotesque s’affirmera dans le jeu avec son originalité propre ; il y aura de la joie de vivre et dans le comique et dans le tragique ; un aspect démoniaque dans l’ironie la plus profonde ; du tragi-comique dans le quotidien ; on aspirera à l’invraisemblable conventionnel, aux allusions mystérieuses, aux substitutions et aux transformations ; on étouffera dans le romantique le côté sentimental, faiblard…

Texte de Ruzzante

Mise en scène Didier Lastère

Adaptation Jean-Louis Raynaud

Scénographie Jack Percher
Chorégraphie Elisabeth Disdier
Costumes Monique Hervouët
Lumières Dominique Christophe
Régie générale François Verron

Avec
Annick Augis
Daniel Crumb
Jean-Luc Guitton
Jean-Louis Raynaud
Sophie Robin
Franck Trillot

Photos du spectacle : http://www.flickr.com/photos/theatredelephemere/sets/72157626935587841/

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