Archive | Centre de ressources / M-N

Azote et fertilisants

L’usine AZF de Toulouse est détruite le 21 septembre 2001, à 10h18.
Un stock d’environ 300 tonnes de nitrate d’ammonium destiné à la production d’engrais a explosé. La détonation a été entendue à 80 km de Toulouse. Un séisme de magnitude 3,4 a été enregistré. Le bilan officiel fait état de 31 morts et environ 2 500 blessés.

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Bruits d’eaux

Bruits d’eaux est une tragédie contemporaine, celle de ces malheureux qui tentent désespérément de traverser la Méditerranée, fuyant un pays par peur de la guerre ou de la pauvreté pour une terre fantasmée, une Europe que des passeurs crapuleux leur dealent au prix de leur vie.

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M’appelle Mohamed Ali

L’auteur congolais Dieudonné Niangouna a écrit cette pièce pour le comédien burkinabé Étienne Minoungou. Si elle met en scène le boxeur du siècle et ses combats, c’est plus qu’une pièce sur la boxe.

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III

Variation très contemporaine autour de la figure de Richard III, la pièce de Philippe Malone emprunte à Shakespeare ses personnages pour réinterroger la question du pouvoir, des pouvoirs, dans les passions et les contradictions du monde d’aujourd’hui.

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Pour Louis de Funès

Un spectacle singulier, à la fois conférence poétique, performance, témoignage généreux. Une oeuvre « théorique », qui explore le corps de l’acteur où l’espace et la parole se croisent dans le foyer respiratoire. Insaisissable et agissant, le langage y apparaît comme une figure de la matière.

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TAC — PHILIPPE MINYANA

Prologue. Habitants parlent Habitants parlent de cet incident où il est clair qu’on a offensé Gérard TAC puisqu’on a jeté sa mémoire aux orties. Ils ressassent ce qu’ils ont entendu dire.

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QUARTETT — HEINER MÜLLER

MERTEUIL : Valmont. Je la croyais éteinte, votre passion pour moi. D’où vient ce soudain retour de flamme. Et d’une passion si juvénile. Trop tard bien sûr. Vous n’enflammerez plus mon cœur.

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NOUS LES VAGUES — MARIETTE NAVARRO

– Apparaissons, d’accord, plus nettement, il le faut, plus nettement encore que cela, cela c’est le minimum, cela c’est à peine une apparition, c’est fortement fantomatique, c’est presque rien. Cela, c’est encore en- dessous du nécessaire. Cela c’est à peine une tache. Un grain de sel sur la rétine, oublié le temps de le dire. […]

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LES PETITES MELANCOLIQUES — FABRICE MELQUIOT

  Le hangar, un matin. Déjà le soleil dans la poussière des vitres. Au fond, dans un chambranle sans porte, un arbre a poussé mort. Près de l’arbre, un petit rocher dressé. Les cloisons tiennent debout par miracle –  elles qui font les chambres.

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LE JARDIN DE BEAMON — FABRICE MELQUIOT

  Un jardin jaune. Des chaises en fer forgé, trop grandes pour des hommes. Ce qu’il faut de rouille. Une table de bois peint, à la hauteur des chaises. Une statue de femme, vivante, sur son socle de pierre.

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Le Gardeur de silences — FABRICE MELQUIOT

  Une chambre. Les rideaux sont tirés. Le soleil se faufile çà et là. Taches de lumière sur l’accoudoir du fauteuil, sur une plinthe, sur le bord du lit. Allongé, Séraphin Huppe s’agite, repoussant la couverture à ses pieds, comme s’il avait trop chaud. Près de lui, Saeéna, sa petite-fille esquisse quelques pas de claquettes […]

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L’enfant Dieu — FABRICE MELQUIOT

  Sur un nuage, quelque part au-dessus de nos têtes, un trône de pierres et de bois précieux, comme suspendu à rien. Une graine germée dans une boule de coton. Assis en tailleur sur son trône suspendu, un enfant noir.  

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BOULI REDEBOULE — FABRICE MELQUIOT

  La maison de Bouli Miro. Au pied du mur qui donne sur le jardin. Trois fenêtres. Bouli Miro, sept ans, et sa cousine Petula, dix ans, rentrent d’une fugue qui a échoué en gare de Calais, alors qu’ils partaient pour l’Angleterre, dans l’espoir de se marier.

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BOULI MIRO — FABRICE MELQUIOT

  À LA MATERNITE.   DADDI ROTONDO. File-moi tes clopes, sale mioche. J’en peux plus, faut que je fume, je vais devenir Daddi aboule tes clopes je te dis !

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Albatros — FABRICE MELQUIOT

  1. TROIS ESCALIERS   DANS UNE VILLE OU LA MORT PASSE SUR LES CHAPEAUX DE ROUES : AMBULANCES, CORBILLARDS, CAMIONS RÉFRIGÉRÉS. DEUX ENFANTS À UN CARREFOUR. LÀ, ILS ONT L’HABITUDE DE SE RETROUVER L’UN PRÈS DE L’AUTRE, ENSEMBLE ILS REGARDENT PASSER LES VOITURES ET PRENNENT DES PARIS SUR LES CARAMBOLAGES.

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Tasmanie — FABRICE MELQUIOT

  Le diable de  Tasmanie est un marsupial carnivore vivant exclusivement sur l’île de Tasmanie. Il est caractérisé par sa fourrure noire, son hurlement puissant et inquiétant, son tempérament agressif et l’odeur forte qu’il dégage lorsqu’il est stressé.   Chez Conrad Cyning. Salon, vaste et blanc. Un coin bar ; des alcools forts. Trois fauteuils de […]

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Salât al-Janâza — FABRICE MELQUIOT

  1. TERRA     Comme un trou noir où courbes et lignes ont fondu. Un globe terrestre qu’on croirait en suspension sur ce qui a fondu. Il commence à tourner sur lui-même, lentement, sans qu’aucune main n’imprime le mouvement de sa rotation. Tourne de plus en plus vite.

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PERCOLATEUR BLUES — FABRICE MELQUIOT

  CYRIL. Tu sais que ce n’est pas la recherche du bonheur qui est le grand mobile des actions des hommes, mais le souhait inhérent à chacun de tes actes : « ne pas être celui que je suis ». Je relis plusieurs fois l’épigraphe de La Connaissance du soir. A mes pieds dort une loutre. Et des […]

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MARCIA HESSE — FABRICE MELQUIOT

  Marcia l’été prenait le temps de vivre   Une presqu’île. La maison sur la presqu’île. La seule maison. La maison des Hesse. Soir de la Saint-Sylvestre. Tempête.

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Ma vie de chandelle — FABRICE MELQUIOT

  Ce pourrait être une chambre, mais ce sera davantage. Un lit, si grand que l’on pense que c’est un ring. Deux tables de chevet, si éloignées du lit, qu’on se demande si elles ne boudent pas les dormeurs. Un fauteuil, si profond qu’on y disparaît une fois assis. Une fenêtre, sans rideaux ni volets.

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LE LAVEUR DE VISAGES — FABRICE MELQUIOT

  Un garage. Par la porte de tôle, les appels de lumière sont filtrés. D’étroits faisceaux viennent frapper la carrosserie d’une voiture, on devine qu’au dehors c’est un jour de plein soleil. Mais là-dedans, tout autour de la voiture, trois ampoules électriques diffusent une lumière trouble, percée des flèches de lumière du jour filtré. Un […]

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LE DIABLE EN PARTAGE — FABRICE MELQUIOT

  Knin.   Prison du camp militaire central serbe. Des rats, sur le béton d’une cellule.   La porte s’ouvre. Rai de lumière. Les rats détalent. Le maton, un geste brusque. Lorko au sol. Porte claquée. Le mécanisme de la serrure.

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LA SEMEUSE — FABRICE MELQUIOT

  MODANE, CAFÉ DES SPORTS, 13 DÉCEMBRE   ELLE. Le train a déraillé sur la première neige. Le train déraille. À prévoir. L’ironie fond dans la neige avec toi. De quoi sourire oui. Mais non, pas sourire. Je ne suis plus une femme. Un fusil mal réglé. Je louche et je bégaie.

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