Cartel

de Gérard Gourmel – Compagnie L’Actelier-Tréteaux du Perche

Par une soirée pluvieuse d’un triste 2 février 1933, au Mans, 6 rue Bruyère, deux sœurs, employées de maison… non. Après Lacan, Genet, Beauvoir, Sartre, Eluard, Péret et etc. , revenir quand-même à ce lieu là ? Non. A celui-ci oui : boîte noire de la psychose, boîte noire d’un ordre, boîte noire d’un crime.

Mettre en scène ? Non, mettre en acte.
Jouer, représenter ? Non, mettre en jeu.
Et ouvrir la boîte noire d’un théâtre pour épreuve d’artiste.

En 1999, paraît « La souricière », morceaux choisis de procès d’assises du XXe siècle et florilège de scènes de vie quotidienne conservées dans les casiers judiciaires. C’est à ce moment là que Gérard Gourmel commence à s’intéresser au procès des sœurs Papin, non tant à l’affaire elle-même qu’aux nombreux écrits qui s’y rapportent. Toutes les questions posées ont-elles trouvé leurs réponses ? Il refait le procès et met au jour des zones d’ombre. C’est « L’Ombre double – Dits et non-dits de l’affaire Papin ».

Parallèlement à son travail d’écriture, Gérard Gourmel accompagne le parcours théâtral de Claude Esnault. De cette complicité va naître « Cartel ». Parce que « l’ombre double », essai-document, n’était pas conçu comme lieu d’écriture, et que ce sujet restait ouvert à la création. Parce que le théâtre de Claude était une incitation à écrire.

Parce qu’il avait envie d’interroger ce que le théâtre ne peut pas faire, son incapacité à saisir le réel.Voici donc « Cartel », fiction, partition pour le théâtre. Une écriture de rythmes, de ruptures, de reprises, servi par une magnifique comédienne, Sylvie Boutley et un architecte-magicien de l’objet, artisan du théâtre, Claude Esnault.

Dates

11 mars 2003 à 20h30
13 mars 2003 à 18h30
14 mars 2003 à 20h30

Théâtre Paul Scarron

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