Bouli Miro

de Fabrice Melquiot – Théâtre de la Tête Noire

A sa naissance, Bouli pèse neuf kilos.
Sa Mama a du mal à le porter, son Daddi lui en veut de ne pas lui avoir fait un Rahan, un Rahan n’a peur de rien et Bouli a peur de tout.

Avec l’amour, Bouli grandit bien, derrière ses lunettes pour miros, il voit le monde et le monde ne voit qu’un gros lard alors Bouli a les Larmes du Ventre Tordu.
Mais il y a la gymnastique et la normalité et Sharon Stone avec ça.
Alors la vie on la voit autrement, derrière des lunettes de soleil.
Mais surtout il y a l’amour de Petula, la cousine de Bouli, avec qui il voudra se faire bénédicter par la Reine d’Angleterre, avec qui il s’enfuira vers Calais.
Parce que l’amour y’a pas de raison que ce soit que pour les grands. A l’arrivée, c’est un autre départ, à l’ombre des Bananiens d’Albanie, parce que la vie commence souvent là où on ne l’attend pas.

Véritable terrain de jeux, de rencontres et d’échanges, Bouli Miro sent bon la nostalgie : ce pays où les ours en peluche voyagent en train sur les genoux des jeunes filles en fugue, où le son des boîtes à musique couvre le « smack » d’un premier baiser sur la bouche et si cruauté il y a, c’est que le monde est cruel. Melquiot n’hésite pas à parler de la guerre, des ruptures, de la dépression, du chagrin, mais il écrit sur du papier-tendresse avec un petit vent d’humour qui sèche vite les larmes. C’est un auteur, qui, comme il le dit lui-même, s’adresse à nous depuis l’enfance ; Terre Promise et sans doute à jamais inaccessible .

Patrice Douchet.

Ce texte d’une singularité jubilatoire est à découvrir en famille. Afin que les enfants expliquent aux adultes que l’amour « y’a pas de raison que ce soit pour les grands ». Véritable terrain de jeux, de rencontres et d’échanges…

 

Mise en scène : Patrice Douchet
gScénographie et costumes : Danièle Rozier
Musique : Jacques Trupin
Lumières : Damien Grossin et Jonathan Douchet

Avec :
Jacques Courtès
Sébastien Crinon
Sylvie Gauduchon
Stéphane Jaubertie
Marème N’Diaye
Elsa Royer

 

Dates

19, 20, 21 avril 2004 à 20h30
22 avril 2004 à 18h30

Théâ^tre Paul Scarron

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