BLANCHES

de Fabrice MelquiotThéâtre de l’Ephémère – Création 2010

à partir de 9 ans, durée 1h25

 

Ouais, petite fille rêveuse passe le plus clair de son temps avec sa Mémé Blanche, son excentrique grand-mère. Ensemble, elles jouent au badminton avec un volant invisible, dansent à la guinguette du coin, se racontent des histoires sur les grandes femmes de l’Histoire…Et puis, Pépé Lulu est mort il y a trois mois. Mémé Blanche a besoin de compagnie et elle commence sérieusement à dérailler !
Ouais ne comprend pas. Ses parents disent que Mémé Blanche aurait une chose dans la tête, ce « truc avec un nom bizarre ». Mémé Blanche, elle, prétend plutôt que c’est Léon Zitrone qui la lui a volée.
Ce dialogue, drôle et touchant, met des mots simples et tendres sur la maladie d’Alzheimer.

Tout le monde m’appelle Ouais, sauf les gens qui ne me connaissent pas. Je m’appelle Ouais, parce que depuis que j’étais enfant, je dis ouais à tout bout de champ. Il paraît qu’il faut dire oui, que dire ouais ça ne se fait pas. Mémé Blanche dit que ce qui ne se fait pas, c’est d’abord ce qu’il faut faire. Papa dit qu’elle est psychopathe. Un psychopathe, c’est quelqu’un avec un cerveau qui marche à quatre pattes dans sa tête, alors il déraille.

Mise en scène : Didier Lastère assisté par Cindy Caplot
Avec : Solenn Jarniou et Louise Kervella
Scénographie : Jean Louis Raynaud
Espace sonore : Jean Pierre Niobé
Lumières : Rodrigue Montebran
Costumes : Christine Vallée
Régie générale : Jean Philippe Barrière et Stéphane Hulot
Photographies : Alain Szczuczynski

 

Les dates
– 18 au 23 octobre 2010 au Théâtre Paul Scarron – Le Mans / 6 et 7 janvier 2011 au Théâtre de Laval / 21 janvier 2011 à Loiron (53) / 10 et 12 mai 2011 au Théâtre Paul Scarron / 17 et 18 octobre 2011 au Fanal – SN St Nazaire (44) / 20 octobre 2011 au Centre culturel de la Loge – Beaupréau (49) / 2 décembre 2011 au Carroi – La Flèche (72) / 15 et 16 décembre 2011 au SVET des Coëvrons – Evron (53) / 9 janvier 2012 au Champilambart – Vallet (44) / 10 mars 2012 au centre culturel Courmesnil – Loué (72) / 27 mars 2012 au Centre culturel de la Loge – Beaupréau (49) / 16 octobre 2012 au centre culturel – Guérande (44)  / 19 octobre 2012 au Piano’cktail – Bouguenais (44) / 21 octobre 2012 au Quatrain – Haute Goulaine (44) / 9, 10, 11 janvier 2013 au Jardin de Verre – Cholet (49) / 7 et 8 février 2013 à Rouans (44) / 12 février 2013 à la Gobinière – Orvault (44) / 15 février 2013 au Préambule – Ligné (44) / 19 février 2013 au Prisme – Villaines la Juhel (53)

saison 2013/14
– 16, 17 et 18 octobre 2013 à l’Espace de Vie Etudiante – Université du Maine Le Mans
– 22 et 23 octobre 2013 au Théâtre de la Paillette – Rennes
– 5 décembre 2013 au centre Culturel Athéna – La Ferté-Bernard
– 6 mai 2014 au Théâtre de Bressuire (79)
saison 2014/15
– 27 et 28 janvier 2015 à Vannes (56)
– 12 mars 2015 à Morlaix ( 29)

Disponible en tournée

 

 

LA PRESSE
LC – Mensuel de la littérature contemporaine : Le Matricule des Anges n° 114 – juin 2010
Fabrice Melquiot nous avait déjà offert Le Gardeur de silences, un dialogue entre un grand-père, bruiteur à la retraite, plus très loin de la mort, et sa petite fille aveugle, Saéna. Une pièce d’une infinie tendresse. Il revient sur ce lien si particulier entre les grands-parents et leurs petits enfants avec Blanches, une pièce qui met en jeu Mémé Blanche et sa petite fille, Ouais. Tout le monde m’appelle Ouais, sauf les gens qui ne me connaissent pas. Je m’appelle Ouais, parce que depuis que j’étais enfant, je dis ouais à tout bout de champ. Il paraît qu’il faut dire oui, que dire ouais ça ne se fait pas. Mémé Blanche dit que ce qui ne se fait pas, c’est d’abord ce qu’il faut faire. Ouais a la langue bien pendue. Il faut dire qu’elle est à bonne école avec sa grand-mère, qui boit du vinaigre, l’amène danser à la guinguette, lui raconte les aventures de Calamity Jane pour l’inspirer dans la vie, lui apprend à ne pas être une bonne élève et lui donne des cours improvisés de forge de caractère. Pépé Lulu, le mari de Mémé Blanche, est mort depuis peu. Alors Mémé Blanche se met à perdre la tête. On découvre qu’elle est atteinte de la maladie d’alzheimer. Fabrice Melquiot met en mot le processus de dérèglement de la mémoire. Mémé Blanche oublie petit à petit, puis surgissent les obsessions. Elle veut que Léon Zitrone commente son enterrement à la télévision, plus tard elle l’accuse de lui avoir volé son argent, puis sa tête. Ouais va essayer symboliquement de sauver la tête de sa grand-mère en lui offrant un voyage en montgolfière pour aller discuter avec Zitrone, monté au ciel. Ouais va devenir une petite Blanche, en accompagnant sa grand-mère dans la mort. La pièce est touchante, drôle, tendre. Il y est question de transmission, de rituel de passage, d’amour, des morts que l’on porte en soi, de fantaisie. Blanches ne comporte aucun pathos, bien au contraire, c’est un hymne à la vie, jusqu’au dernier souffle.

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