Accès chantier : « Tout brûle, so what » ?

Après « FAT » en septembre, nous accueillons à nouveau Côme de Bellescize et le Théâtre du Fracas pour une semaine de résidence. L’équipe va travailler leur projet « Tout brûle, so what? » écrit et mis en scène par Côme de Bellescize.

Nous vous proposons de découvrir un extrait de leur travail jeudi 7 février à 18h30. A l’issue de la présentation, vous pourrez réagir et échanger avec l’équipe. L’entrée est gratuite, sur réservation.


Un aperçu de l’accès chantier du 7 février

Un père manipulateur à l’amour intrusif rend ses enfants tous dépendants de son argent. Mais les dettes s’accumulent. Lorsqu’il est définitivement ruiné, pour demeurer l’épicentre familial, il va jusqu’à tout brûler pour récupérer d’éventuelles primes d’assurances. Sur les ruines et la cendre, il les invite chacun à répondre à cette question : tout brûle, et après ?

Plus les différents membres de la famille tentent de s’extraire de la toile tissée par leur père, plus elle se resserre. Mêlant enjeux sociétaux et univers  fantastique, la question demeure : le conflit de générations est-il inéluctable ? Côme de Bellescize parvient à peindre un récit réaliste et contemporain autour de processus relationnels familiaux animés par les mensonges, les jalousies, les tabous, les désirs refoulés, les mécanismes d’influence. On y perçoit une métaphore d’un monde qui accumule les dettes économiques et écologiques, et brûle les ressources des générations futures pour ne pas avoir à modifier son mode de vie. Tout brûle, so what ? est  traversé par des rapports humains rugueux, pervers parfois, mais mis en scène avec beaucoup d’humour, de joie, d’énergie et une théâtralité aux décalages narratifs, poétiques, burlesques, jubilatoires.

 

« Si le bonheur était une maladie, je serais en phase terminale… Si c’était un cancer vous en seriez les métastases. (…) Vous êtes tous là : Catherine, Dimi, Tiger, Antoine… je vous regarde et je me dis : j’ai accompli quelque chose. Vous avoir autour de moi, c’est… c’est… non, un mot comme ça n’existe pas. Il faudra l’inventer… ce sera mon mot, un mot à usage unique, un mot qui m’appartiendra et dont je serai le propriétaire exclusif. »

 

 

 

Le père : Nigel Hollidge
Catherine / Mélanie : Hélène Raimbault
Tiger /Annabelle : Raphaèle Bouchard
Mukambo / Le Peintre : Gustave Akakpo
Dimitri / Le détective : Benjamin Wangermée
Antoine / Patrick : Vincent Joncquez

Scénographie : Camille Duchemin
Lumière : Thomas Costerg
Son : Lucas Lelièvre
Costumes : Colombe Lauriot-Prévost
Régie générale : Arnauld Prauly

 

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